![]() Quiero Vivir un film de Muriel Brener |
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![]() DOCUMENTAIRE REALISE PAR MURIEL BRENER SORTIE NATIONALE
LE 14 JUIN 2006 EN SALLE AU CINEMA LE LATINA 20 rue du Temple
La
manière de se
débattre avec une misère parle de toutes les
misères.
Pour ce film j’ai choisi de rencontrer des enfants des rues à un moment particulier de leur vie. Ces jeunes font partie d’une institution « Enda Bolivie », qui leur offre des moyens de s’en sortir. C’est dans ce moment de leur vie que j’ai désiré les rencontrer. Ceci est un axe et un parti pris. J’ai choisi d’être là à un moment où les choses peuvent s’arranger. C'est-à-dire lorsque s’offre à eux la possibilité de s’en sortir. En effet je crois profondément à ce concept de résilience mis en lumière en France par Boris Cyrulnik. Selon lui, par des rencontres et des hasards de vie, n’importe quel enfant meurtri peut se reconstruire et donner un adulte épanoui. Ceci qui ne signifie pas, que pour se faire, certaines parties de lui ne seront pas sacrifiées. La première des choses pour ces enfants est de reconquérir une estime et une confiance en soi. J’ai choisi de me centrer sur des jeunes et non pas des adultes en difficulté pour la part d’enfance qui est en moi, parce que l’enfance malheureuse est pour moi ce qu’il y a de plus insoutenable. J’ai choisi de partir en Bolivie parce que ce pays d’Amérique latine recèle une population parmi les plus défavorisées du monde, qu’il est le seul dont la population est à 70% indienne et que peu de gens s’en soucient, il n’est « pas à la mode » et a pourtant, évidement une histoire riche et passionnante. Je suis parti en septembre 2002. Le repérage a pris 6 semaines. C’était le minimum pour entrer en contact avec les jeunes, pour me faire accepter et que des moments privilégiés puissent naître. J’y suis retournée trois mois après afin de ne pas perdre le contact avec eux. Il s’est renoué très vite et encore plus fortement car j’avais tenu ma promesse de retour rapide. Nous étions en février 2003. À peine une semaine après mon arrivée, les 12 et 13 février 2003, des émeutes ont commencé ; prémices des événements auxquels nous venons d’assister. J’en ai d’autant plus tenu compte que mon personnage principal est féru de politique. Aujourd’hui ce pays vient d’élire le premier président indien de son Histoire depuis la fin du 19ieme siècle. Il est peut être au bord d’un grand bouleversement. Ce film témoigne par des histoires intimes, mises en contexte, de la période qui a précédée ce moment unique dans l’Histoire de la Bolivie. Filmer certains de ces jeunes qui ont eu la capacité et la chance de dépasser de tels problèmes est un message porteur d’espoir. En effet ils transmettrent à travers leurs actes et leur résistance une vision optimiste pour tout a chacun.
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